Public concerné

Qui sont les FSF ?

Ce sont les Femmes ayant des rapports Sexuels avec d’autres Femmes (FSF) : les lesbiennes, bies & co’, dont certaines personnes transgenres, non-binaires, hétérosexuelles, etc.

Ce groupe hétérogène regroupe donc une multitude de profils. Cet aspect dynamique du groupe « femmes lesbiennes » est encore accentué par le fait que la sexualité évolue tout au long de la vie et n’est pas figée. Ces profils présentent ainsi une grande variété de modes de vie et de pratiques sexuelles.

En d’autres termes, peu importe son âge, son statut marital, son parcours de vie antérieur ou encore la manière dont elle se définit, toute femme qui se présente en consultation est susceptible d’avoir des relations sexuelles avec d’autre femmes et d’être concernée.

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Les FSF : population à risque ?

Les études* montrent que les FSF sont exposées à des risques spécifiques en termes de santé et de bien-être (que ce soit au niveau de leur sexualité ou de leur état général).

Cette population est plus vulnérable face à certains problèmes de santé tels que les cancers du col de l’utérus, du sein, du poumon, les maladies cardiovasculaires, les infections sexuellement transmissibles, les affections mentales ou encore les problèmes d’addiction.

Cela est dû à une différence en matière de recours aux soins tant préventifs que curatifs et à un mode de vie différent. Les FSF ont une activité sexuelle plus précoce, des pratiques plus diversifiées et un nombre de partenaires plus élevé. Ces facteurs expliquent la vulnérabilité de ce groupe face aux IST. Or, comme elles ne sont pas représentées dans les campagnes de prévention en matière de VIH ou d’IST, cela leur laisse croire qu’elles ne sont pas concernées.

D’autre facteurs entreraient en compte : il s’agit d’une population qui est moins susceptible d’avoir un enfant (ou alors plus tardivement) et qui a moins recours à la contraception. Ceci limite fortement les rencontres avec une professionnelle de la santé gynécologique et donc la prise en charge précoce. De plus, elles ont plus faiblement recours à l’examen mammaire, que ce soit un auto-examen ou une mammographie.